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Mali: La France a violé l’espace aérien du Mali

Mali La France a violé l’espace aérien du Mali

Une agence ouest-africaine du trafic aérien a déclaré au Mali qu’un avion militaire français avait violé son espace aérien, a déclaré mercredi un responsable de l’aéroport malien, au milieu de la confusion sur les conséquences des sanctions régionales sur Bamako.

Dimanche, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a accepté de fermer les frontières terrestres et aériennes avec l’État du Sahel et d’imposer un embargo commercial sur les élections retardées.

Le Mali a répondu en annonçant qu’il fermerait également ses frontières aux membres de la CEDEAO.

Les sanctions contre le Mali sont intervenues après que le gouvernement dominé par l’armée du pays a proposé le mois dernier de rester au pouvoir jusqu’à cinq ans avant de restaurer la démocratie.

Il avait auparavant promis d’organiser des élections le 27 février.

Un document de l’ASECNA, l’agence du trafic aérien pour une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, publié sur les réseaux sociaux, a montré qu’un avion militaire français est entré mardi dans l’espace aérien malien en provenance de la Côte d’Ivoire voisine.

Le vol avait violé la récente suspension des vols entre le Mali et d’autres États membres de la CEDEAO, selon le document.

Le colonel Lassina Togola, chef de la compagnie de l’aéroport national du Mali, a confirmé l’authenticité du document de l’ASECNA.

Mais il n’a pas répondu directement aux questions de l’AFP sur l’impact de la fermeture des frontières sur les mouvements militaires français, ni sur ceux des Casques bleus.

La France a des milliers de soldats au Mali et dans les pays voisins du Sahel dans le cadre d’une force anti-djihadiste.

L’ONU compte également quelque 16 500 personnes au Mali dans le cadre de son opération de maintien de la paix MINUSMA, dont 10 700 soldats, selon son site Internet.

Togola a déclaré à l’AFP que les frontières entre le Mali et les pays de la CEDEAO sont fermées et que les avions ne peuvent pas voyager entre eux.

Il a néanmoins ajouté que “l’autorisation peut être accordée sur demande par le transporteur”, sans donner plus de précisions.

Le porte-parole de l’armée française Pascal Ianni a déclaré que “la fermeture des frontières ne concerne pas les vols militaires”.

Le porte-parole de la MINUSMA, Olivier Salgado, a également déclaré que les opérations de la mission de l’ONU se sont poursuivies « sans interruption ».

L’ASECNA, l’agence du trafic aérien, n’a pas répondu à plusieurs demandes de commentaires.

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