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Alors que le Sahel peine encore à éradiquer la présence islamique sur ses terres, le Burkina Faso continue de compter ses morts dans un pays où l’insécurité force dorénavant les populations à fuir ou à prendre les armes contre les djihadistes.

Le Burkina Faso comme d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest fait face à une présence grandissante des attaques extrémiste. À l’origine des violences, des groupes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique. Le mois dernier encore, l’ONU se disait indignée par une attaque qui a donné la mort à 138 civils, l’assaut le plus meurtrier que le pays est connu. Dans la même période, au moins 11 policiers ont été tués lorsque leur patrouille est tombée dans une embuscade au nord du pays.

Les violences qui ont commencé à l’est et dans le centre du pays, s’étendent désormais jusqu’à l’ouest ainsi qu’au sud-ouest, à proximité du Mali et de la Côte d’Ivoire. Pour les populations locales qui côtoient la mort au quotidien, entre mourir ou fuir, le choix est simple.

La situation se détériore. Dans le passé, vous pouviez quitter (le village) à minuit avec votre moto. Mais aujourd’hui, vous ne prenez pas le risque. Quand vous dormez, vous êtes aux aguets, quand vous entendez un bruit étrange, vous sursautez, mais avant ce n’était pas comme ça” a affirmé un instituteur de 35 ans d’un village de la province de Comoe, qui n’a pas souhaité être nommé par crainte pour sa sécurité. Un grand nombre d’enseignants, dont lui-même, demande à être transférés de villages moins sûrs, plus faciles à attaquer par les djihadistes, vers des villes plus grandes comme Banfora, a-t-il ajouté.https://platform.twitter.com/embed-holdback/Tweet.html?creatorScreenName=africanewsfr&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3RlYW1faG9sZGJhY2tfMTE5MjkiOnsiYnVja2V0IjoiY29udHJvbCIsInZlcnNpb24iOjd9fQ%3D%3D&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1414939252652187655&lang=en&origin=https%3A%2F%2Ffr.africanews.com%2F2021%2F07%2F19%2Fburkina-faso-des-groupes-de-defense-pour-remplacer-l-armee%2F&sessionId=eac322bec0f8bd90c4bfedd0cfa5864dc10bee27&siteScreenName=africanewsfr&theme=light&widgetsVersion=82e1070%3A1619632193066&width=550px

Florent Coulibaly, soldat dans l’armée du Burkina Faso, à son tour fait état d’une situation qui manifestement, paralyse les nuits et les journées de tous. “_Cela nous fatigue. Cela nous donne beaucoup de travail. Ça nous fait peur aussi (…) nous ne savons pas d’où les djihadistes vont venir. Ils nous voient, mais nous ne les voyons pas. Ils nous connaissent, mais nous ne les connaissons pa_s.” a-t-il déclaré.

En l’espace de six mois, son bataillon a doublé ses patrouilles, Coulibaly dit que les hommes sont mal équipés et surchargés de travail, dans de telles conditions, difficile pour l’armée burkinabé de répondre efficacement face aux violences qui sévissent.

L’armée manque de moyens, les djihadistes gagnent du terrain

Certaines régions n’ont aucune présence sécuritaire et comptent sur les groupes de défense locale pour repousser les extrémistes. À Gaoua, un groupe de Dozos (des chasseurs traditionnels qui opèrent dans toute la région) a déclaré qu’ils sont souvent les premiers à arriver en cas d’attaque, l’armée trop surchargée se présentant trois heures plus tard ou pas du tout.

Face au manque de disponibilité des forces de l’ordre, le groupe continue de renforcer ses forces et d’alerter la communauté sur les potentiels futures violences, mais ils souhaitent toujours l’aide du gouvernement qui n’arrive toujours pas. Ils s’attendent toujours 24 motos qu’ils avaient demandées à l’État pour accroître leur mobilité et mieux répondre aux attaques.

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