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Des conseillers de Trump convoqués par la commission parlementaire

Loin de la Maison-Blanche, l’ombre de Donald Trump plane toujours sur la capitale fédérale américaine. Les démocrates, qui dominent le Congrès, ont juré qu’ils feraient toute la lumière sur les tragiques événements du 6 janvier 2021. À ce titre, la commission d’enquête a émis de nouvelles convocations à l’encontre de conseillers de l’ex-président américain.

La commission a notamment convoqué l’avocat John Eastman, qui aurait participé à une réunion la veille de l’attaque, le 5 janvier, et pris la parole lors du meeting organisé près de la Maison-Blanche juste avant l’attaque. Il aurait ensuite adressé un e-mail à l’avocat du vice-président Mike Pence pendant l’intrusion au Capitole, affirmant qu’elle avait lieu « car VOUS et votre patron n’avez pas fait ce qu’il fallait pour permettre que ceci soit rendu public ».

Donald Trump toujours pas entendu

La commission justifie son assignation en affirmant que John Eastman semble « avoir joué un rôle clé dans le fait d’affirmer au président Trump que le vice-président Pence pourrait déterminer quels électeurs seraient pris en compte le 6 janvier ». M. Eastman aurait rédigé à l’intention de Donald Trump une note prétendant que son vice-président Mike Pence avait le pouvoir de rejeter les résultats de l’élection dans certains États, privant le démocrate de sa victoire.

Les autres personnes convoquées sont surtout des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump dont la commission affirme qu’ils ont contribué à propager l’affirmation infondée selon laquelle l’élection aurait été « volée ». Y figurent l’ancien patron de la police de New York Bernard Kerik et le conseiller de campagne Jason Miller, qui auraient participé à la réunion du 5 janvier.

Mike Flynn, l’ancien conseiller national à la sécurité de Donald Trump, est aussi convoqué, ainsi que son directeur de campagne William Stepien. Les élus de cette commission s’étaient prononcés fin octobre en faveur de l’engagement de poursuites pour entrave au travail du Congrès contre Steve Bannon, un proche de Donald Trump qui n’avait pas répondu à leur assignation à comparaître.

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